iJNDZN

HyGièNe DeS éDeNS

# 4

ANYWAY

DU 7 AU 18 FÉVRIER 2021

À L'ESPACE DIT ÉTANT DONNÉ

7 RUE DU COURTIEU

À NÎMES

avant-propos

Qui FaiT Quoi ?
où eT QuaND ?


Du Dimanche 07 février au jeudi 18 Février 2021 à Nîmes, côté espace d’art  
dit Étant Donné, Les Shandynamiques et les Grands Dadas Fadas, le gang dit BANG !
et Prochainement Nouveau Concept / New Concept is Coming Soon invitent les artistes
de l’agence iJNDZN / HyGièNe DeS éDeNS — à savoir Tjeerd Alkema, Xavier Bismuth-Kimpe, Stefan Brüggemann, Chantal Collec Pellerin, Marianne Colombani, Mathieu Copeland, Mc de Beyssac, Guillaume Fosse, Pierrette Gaudiat, André Geertse, Max Horde, Joël Hubaut, iF collectiF, feu Piotr Kowalski, Sylvie Mir, Paul Muguet, Beth O’Grady, Wan Seok Oh, Ugo Pipo, Isabelle Poussière Poussier, Thomas Seto, Hyunjoo Son, Cheng Feng Kevin Yu, Areski Zabriskie, Amalia Zaz, George K. Zenove, Karine V. Zürcher & Co — à construire déconstruire une fois de plus une situation soi-disant impossible parce que non marchande, par conséquent non essentielle, non indispensable, aussi inutile que futile.

Pour mémoire : les opérations # 1 (été 2014) et # 2 (2015-2018), précédemment conduites par l’agence iJNDZN avaient permis d’améliorer et ou seulement mettre en valeur l’ordinaire partout déjà-là dans l’espace public balnéaire et transfrontalier des petites communes de Cerbère (côté France) et Portbou (côté Catalunya) avec des oeuvres signées Sylvie Fleury, Guillaume Fosse, Graphic Surgery, Irene Grau, iF collectiF, Elisa Larvego, Éléonore de Montesquiou, Olivier Mosset, David Rees Thomas, Sabine Zaalene, les étudiants du Master Art Public Space de l'École cantonale d'art du Valais (CH), & Co.

 

Pour mémoire : l’opération iJNDZN # 3, mise en oeuvre fin novembre 2020 à Sète, au 51 rue Pierre Sémard, avait vocation de passer outre l’obligation de fermeture imposée à tout lieu d’art et de culture et de mettre en vitrine des oeuvres signées Marianne Colombani, Mc de Beyssac, Guillaume Fosse, Max Horde, iF collectiF, Beth O’Grady, Ugo Pipo, Thomas Seto, Cheng Feng Kevin Yu, Areski Zabriskie, Amalia Zaz & Co.Pour info : l’appellation iJNDZN étant une épellation d’origine duchampienne — au même titre que le LHOOQ qui légendait la repro de la Joconde augmentée d’une moustache par ledit Duchamp — il était évident que l’agence ne pouvait s’installer à Nîmes nulle part ailleurs que dans les murs de l’espace dit Étant Donné. Hihi !  
 

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ANYWAY
auTReMeNT DiT N’iMPoRTe CoMMeNT



Le point commun qui réunit les oeuvres genre non oeuvres, hors d’oeuvres ascendant hors normes, hors pistes, hors catégories en vigueur, qui sont mises en oeuvre à Nîmes, dans et hors les murs de l’espace d’art dit Étant Donné, c’est le carré, en  tant que figure forme démocratique du rectangle. Bref !

Étant donné(s) :

1°) le fait géométriquement incontestable, à ce jour en tout cas incontesté, que ses quatre côtés sont égaux ;

2°) le fait mathématiquement vérifiable, à ce jour en tout cas toujours encore jugé fiable, qu’Archimède lui-même a eu besoin du carré de πR pour calculer la circonférence de tout cercle ;

3°) le fait de visu avéré que l’univers multivers que l’on dit être le nôtre est en entier fait dessiné à coups de lignes courbes et brisées…

il est clair que nul carré ne serait en effet assez antidémocratique pour se passer de son oxymoron de compagnon qu’on appelle le cercle. Ceci expliquant cela, outes les pièces qui seront présentées à Nîmes, cette cité où le carré est devenu un véritable paradigme, dans les locaux de l’espace duchampien dit éTaNT DoNNé, tourneront autour de l’idée, du concept et ou du percept du carré. Sans jamais perdre de vue le cercle, le rond, la moindre courbe…

Pour ce faire, l’espace d’art Étant Donné devient une aire de jeux dite éTaNT DoNNéS Et dédiée à L’anartiste Marcel Duchamp.

1°) étant donné la chute d’eau, il est clair qu’il devrait se passer de drôles de choses hydrôlatiques au-delà du grand verre carré de la vitrine…
 
2°) étant donné le gaz d’éclairage, il est clair qu’il devrait se passer de drôles de choses susceptibles d’éclairer le propos de l’expo sur la façade même…

3°) étant donné enfin l’appellation Étant Donnés donnée à titre temporaire à l’espace d’art jusque-là singulièrement dit Étant Donné, au singulier, il est clair que rien ne devrait être ici in situ à vendre ni même à louer, et que toute oeuvre exposée ne pourra qu’être donnée…

L’idée directrice de la direction artistique empruntée sera donc celle du don. Non pas celle du don qu’il faut dit-on pour être et ou devenir artiste, mais celle du don de soi, d’un soi qui se pense et se produit en termes de dépense de soi, échappant ainsi à toute logique marchande de l’art devenu marché. Une dépense dont la very véritable valeur tiendra au fait qu’elle est gratuite…

L’idée directrice sera donc celle du potlatch. Celles et ceux qui ignorent encore ce qu’est ledit potlatch ne seront pas déçus s’ils prennent le temps de lire ce que les Marcel Mauss, Georges Bataille, Gilles Deleuze, René Girard et autre Maurice Godelier ont écrit à son sujet…

Nota Bene : une Potlatch Party est d’ores et déjà prévue in situ
le samedi 13 février à partir de 16 heures pour expliquer ce qu’est
tout compte fait le Potlatch…


Envisager l’oeuvre d’art sous l’angle de sa valeur d’échange, mais en mode potlatch plutôt que marchand, c’est comme choisir le jour plutôt que la nuit et vice versa, le plaisir de s’offrir plutôt que celui de se vendre… Ce qui ne change rien a priori à l’idée que chacun pourra se faire de la valeur d’usage de l’art en général et de toute oeuvre d’art en particulier. Pour les unes et les uns, plus artistes à l’ancienne qu’anartistes post-duchampiens, la valeur d’usage de tout art et toute oeuvre d’art restera celle qui se mesure selon eles et eux à l’aune de ce qu’ils appellent le savoir faire, le talent, le génie de l’artiste, ou encore la beauté, l’impact de l’artefact sur leurs besoins d’affects, d’émotions, de sensationnelles sensations produites. Pour d’autres, plus ou moins anartistes, comme Duchamp mais pas que, comme Chantal Lamarre ou Stephen Wright ou encore François Deck, par exemple, la valeur d’usage de l’art consiste à cultiver à tout prix, anyway, une idée qui justement n’a pas de prix : la subversion du possible.
 
Ce possible que nous, membres de l’agence iJNDZN / HyGièNe DeS éDeNS, nous avions choisi de sous-titrer à Sète, au 51, en novembre dernier, lors de la construction déconstruction de la situation iJNDZN # 3 comme suit :


TouT eST PoSSiBLeu !
DeMaNDeZ L’iMPoSSi
BLeu !



Nota Bene : L’iMPoSSiBLeu est le titre du fanzine qui accompagne

toute opération iJNDZN. Areski Zabriskie est directeur de ladite publication,
Amalia Zaz est directrice de la rédaction et Karine V. Zürcher

est directrice artistique dudit fanzine.

C’est ce même possible que nous, celles et ceux qui ont choisi de participer à Nîmes à la construction déconstruction d’une situation iJNDZN # 4, nous avons choisi de sous-titrer cette fois

ANYWAY

Autrement dit, en version sous-tirée en français, n’importe comment, de toute façon, de toute manière, en tout cas, dans tous les cas, d’une manière ou d’une autre… Ce qui énonce clairement le propos de toute opération signée iJNDZN : peu importe la forme que peuvent prendre les oeuvres ; l’important, c’est le sens que toute oeuvre peut n’importe comment mettre ou remettre en jeu, en circulation, en lumière, en avant...